Les costauds et les bien portants
Ça claque un jour subitement
Les tout sautants, les tout sauteux
Ça finit plus de vivre vieux
Mais qu 'est -ce drôle que la santé
Les marrons qui rient tout le temps
Paraissent qu 'ils cachent
leur tourment
Les chialeux, les chiallons
Paraissent encore les plus marrons
Mais qu 'est -ce drôle que la gaieté
Les pauvres filles qui font la rue,
on les appelle les morues
Et ceux qui ramassent le magot,
on les appelle les macros
Mais où est donc la mer ?
Égalité, fraternité,
diront les chefs des révoltés
Mais après la Révolution,
ils changent toujours d 'opinion
Mais où sont donc les Robespierre ?
Moi, j 'en ai marre, y 'a rien de vrai
Ça m 'faut l 'cafard, à tout jamais
Ah mon dieu, faites qu 'un jour viennent
Pour qu 'en fait, on change de rengaine
L 'argent ne fait pas le bonheur
Et puis ton frère, et puis ta sœur
Puis tes amis, puis tes casse -pieds
Y 'en a partout pour te faire souhaiter
Faut dire que la vie, c 'est une artiste
Rien ne serve, courir dit -on
Mais quand y l 'feu à la maison
Il faut d 'abord partir à poing
Mais faut quand même courir un vrai
Mais qui est donc ce fabuliste ?
Un homme averti en vaut deux
Alors pourquoi donc l 'avertir
Avec le prix du beurre des
oeufs ?
Ben c 'est pas le moment de
se réunir
Pour deux, c 'est pas pourtant
Ah, la loi du fort est la meilleure
Alors que font tous ces gangsters
Devant de pauvres magistrats
Qui ont peur de leur femme
et puis des rats
Ah, la justice est décadente
Moi, j 'en ai marre
Tout va de travers
Ça me fout le cafard
Ça me fout les vers
Ah, mon Dieu,
faites qu 'un jour viennent
Pour qu 'en fin,
on change de rangane