Il venait, je ne sais,
D'ici, là-bas,
de n'importe où, de nulle part,
Et d'ailleurs, on s'en fout,
Nous, on l'avait appelé
l'homme en habit rouge,
De cristal, et de feu,
Comme un ciel éclaté
comme l'horreur à la lumière,
Fabuleux, il marchait,
S'avançant dans le soleil,
l'homme en habit rouge,
Je l'avais rencontré là, dans un bar,
Sur une planète vraiment bizarre,
Il fumait des fleurs aux parfums étranges,
Et qui semblaient l'envoyer
jusqu'aux anges,
Qui es-tu, d'où viens-tu,
Miraculeusement apparu, dis-moi,
dis-moi, dis-moi,
D'autre part, de nulle part,
Dis-moi, quel est ton pays,
l'homme en habit rouge,
Il m'a dit viens, je te ferai connaître,
Ce pays d'où tu pourras
enfin naître,
Et j'ai vu des lacs aux couleurs étranges,
Et j'ai cru entendre chanter les an ges,
Fascinée, envoûtée,
J'ai suivi l'homme,
celui-là en habit rouge,
Je marchais près de lui,
Rubis, velours,
et sur le cœur des pavots rouges,
De cristal et de feu,
Fleurs éclatées comme
l'amour à la lumière,
J'ai suivi, j'ai aimé,
Avec lui, je vivais ma vie en habit rouge,
Puis il a disparu un soir,
Pour une planète encore
plus bizarre,
Parfumée de fleurs aux parfums étranges,
Il a fini par rejoindre les anges,
Apparu, disparu,
Magicien du matin,
surgi de la lumière,
Rendez-moi, l'homme qui,
Faisait ma vie en fleurs de
feu de pavots rouges,
Mon habit se ternit,
Mes fleurs se fanent et j'ai perdu ma lumière,
Rendez-moi, celui-là,
Qui venait, je ne sais,
D'ici, là-bas, de n'importe où, de nulle part,
Rendez-moi, l'homme qui,
Faisait ma vie en fleurs de feu
de pavots rouges,
L'hom me en habit rouge,
L'hom me en habit rouge...